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Juin 09

Parler Vrai !

Il est temps pour moi de m’exprimer sur la question à formulation variable dont le résumé serait : « Mais alors, avec votre candidature, comment ça se passe à la mairie d’Agen ? » (où je suis élue depuis 2014, et adjointe).

 

Le panorama : trois candidats, Jean Dionis, Michel Lauzanna et moi

 

Jean Dionis du Séjour, maire d’Agen et président de l’agglomération (et conseiller régional) est élu depuis 1995 ;

Michel Lauzanna, vice-président de l’agglomération d’Agen, a voté pour Jean Dionis comme président et vote les délibérations de l’agglomération proposées par le président-maire d’Agen. Personne ne reproche à Michel Lauzanna d’exercer sa liberté et d’être candidat. Personne ne jugera non plus Nadège Lauzanna, son épouse, d’être dans la majorité municipale d’Agen, conseillère communautaire, où elle siège avec son mari et le président de l’agglomération-maire d’Agen, dont elle est l’adjointe depuis 2008. C’est sa liberté. Elle ne faillit pas non plus à la majorité municipale.

ma candidature : je suis une femme de droite républicaine, chef d’entreprise, bénévole associative, j’ai conduit deux missions ministérielles (gratuites) sur le vieillissement, les retraites et la dépendance, j’ai été engagée pendant 6 ans à Bruxelles sur les fonds européens. En 2014, j’ai rejoint la majorité municipale conduite par Jean Dionis. Élue, je suis restée ce que je suis. Mes engagements et la liberté que j’ai eu à les mettre en œuvre sont les mêmes. Je suis dans la majorité municipale, je participe, je travaille dans ma délégation aux affaires sociales. Mais entrer dans la municipalité n’a jamais signifié renoncer à s’engager. C’est à ces divers titres que la Commission nationale d’investiture des Républicains m’avait choisi le 6 juin 2016 comme candidate de la droite et du centre pour ces législatives.

 

La liberté n’est pas à géométrie variable

 

Jean Dionis, maire, président de l’agglomération, conseiller régional, a exercé cette même liberté depuis 28 ans, à chacune de ses 14 campagnes. D’ailleurs, c’est avec cette même liberté, que, s’il est élu, il quitterait son mandat de maire que les Agenais lui ont confié en 2014, jusqu’en 2020.

Quand j’entends Jean Dionis revendiquer un vote libre s’il était élu, se pose la question des obligations de vote liées à l’investiture qu’il a demandée aux Républicains et à l’UDI.

 

Cette liberté, qu’il revendique pour lui-même, il ne saurait en priver quiconque !
Ma famille politique reste la droite, et je m’engage

 

À ce titre, je soutiendrai et initierai les réformes porteuses de nos valeurs.
Ma volonté est la suppression effective du cumul des mandats pour sortir de la politique professionnelle, pour qu’elle reste un engagement au service des autres. À trop s’y installer, la disponibilité s’érode au fil des mandats, l’écoute disparaît et les objectifs se décalent de ceux de nos concitoyens.

 

Le paysage politique évolue

Les partis ne sont plus les repères que nous avons connus. La preuve, Jean Dionis s’était engagé à ne pas être candidat aux législatives s’il était élu conseiller régional. Aussitôt la promesse faire, aussitôt oubliée.
Ce sont ces raisons qui ont conduit Jean-Christophe Lagarde, le président national de l’UDI, dont Jean Dionis est le président local, à me soutenir. De la même façon, Virginie Calmels, qui a conduit la liste régionale pour les 12 départements de la Nouvelle-Aquitaine, me soutient.
Et dans cette « recomposition politique », nous observons bien que les repères anciens accrochés à ces vieilles habitudes, les mêmes, le cumul des mandats, volent en éclat.

 

Je veux un vrai courant de droite
Je veux des réformes, je veux que notre pays évolue. Impossible avec ceux qui font les mêmes promesses, les mêmes campagnes. Je veux un vrai courant de droite, celui de la famille politique à laquelle j’appartiens, progressiste mais qui veille à nos valeurs, qui porte l’expérience de la vie réelle y compris dans sa complexité.
Ce sont ces raisons qui ont motivé ma candidature avec André Apparitio, agriculteur de métier, dont la famille est installée au Fréchou depuis 5 générations. André est un véritable suppléant, qui a des choses à dire, parce qu’il les connaît. Il est écouté et respecté. Et je suis très heureuse de ce tandem sur un pied d’égalité.

Muriel Boulmier