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Sep 18

IDEPHILE – Chronique du 18 septembre 2017

Cette semaine, la foire d’Agen a fermé ses portes hier soir, le SUA s’est battu comme un lion samedi à Armandie, les amateurs de country se sont installés pour tout le week-end à Roquefort, et les chasseurs dans tout ça ?  Alors, pourquoi on va parler chasseur ?  Parce que chez nous, chasseurs et pêcheurs sont excessivement nombreux, c’est la tradition très ancrée dans notre région et la chasse est ouverte depuis une semaine. Nous avons tous des amis pour, des amis contre. Donc, comme je les aime tous, je ne vais pas m’essayer à convaincre tel ou tel. J’ai envie de vous parler d’une institution, le magazine « Le Chasseur Français ». Solide au poste, tous les mois depuis 1885. Mais ce qui fait son succès à part les lièvres capucins, les faisans ou les truites, c’est comme la culture des hortensias, depuis 1919, ses annonces matrimoniales. C’est le top à l’heure de midi, tinder, la ténacité du papier qui surpasse la fugacité de l’écran. Il en faut du courage à Gilbert pour répondre à Solange, ces  deux-là, à leur âge, n’ont pas envie de se tromper. C’est sérieux de prendre le temps d’écrire, de poster la lettre puis quelques photos. La vérité et l’espoir sont au bout du stylo. La fébrilité et l’attente de réponse gardent un côté adolescent. Plus vrai et discret que « L’amour est dans le pré » ! Parce qu’il existe encore, parce qu’il a publié 83 annonces en septembre, « Le Chasseur Français » fait figure de résistant à l’air du tout numérique, même s’il a une version web et qu’il a baptisé son site de rencontres « Brin d’amour ». Ça me fait penser à brin d’acier mais c’est une autre histoire. J’ai eu envie, cette semaine, de rappeler qu’il n’y a rien de plus universel, quel que soit l’âge, que le besoin d’aimer et d’être aimé. Alors, un peu de douceur dans ce monde de brut, pour reprendre une réplique célèbre. Oui, ça ne fait pas de mal non plus ! Bonne semaine !