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Avr 01

Opinion – « Terrorisme, déchéance de nationalité, droit du travail… Qui donc gouverne ? »

Hollande

01/04/2016

Janvier 2015 : les français partagent les larmes, le deuil d’une nation. Alors qu’ils attendent décisions et réformes, ils trouvent des débats…

13 novembre 2015 : la France renoue avec le drame des assassinats. Trois jours plus tard, le Président de la République, devant tous les parlementaires, déclare solennellement engager une réforme profonde. Entre-autres, la déchéance de nationalité des terroristes en serait la pierre angulaire. Le symbole fait office de réponse politique.

Mais voilà que cette mesure, qui devait devenir constitutionnelle (sans que cela soit nécessaire), déchaîne les passions de la gauche. Elle se déchire au nom des idées, la garde des sceaux claque la porte. Ont-ils oublié la souffrance des victimes, de leurs proches, comme l’émotion de tout un peuple ?

Pourtant, le besoin de s’unir autour d’un leader qui décide demeure. Mais ce dernier est absent.

Renoncements et défilades

Une absence récurrente que l’on retrouve dans quasi chaque décision politique depuis 2012. Voyez la réforme du droit du travail. Alors qu’elle insufflerait de la souplesse pour la création d’emplois, avec une quasi unanimité de soutien – sauf….cette gauche conservatrice de ses idées qui les préfère aux emplois pour ceux qui en sont privés -, le gouvernement ne résiste pas. Les lycéens et étudiants menacent, le gouvernement recule. La réforme est légitime, il ne faut pourtant pas lâcher.

Et voilà qu’à la veille de cette contestation nationale contre la réforme du droit du travail, qui paralyse le pays et qui, c’est certain va faire l’actualité, le Président de la République déclare renoncer à inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution. L’actualité change et se consacre à ce nouveau renoncement.

Incapable de décider, incapable de faire l’union autour des réponses à apporter aux menaces, le Président de la république s’échappe une fois de plus, essayant de faire porter le poids de son renoncement à la droite. Mais de quoi parle t on ?

Les français cherchent un leader derrière qui s’unir mais ne le trouvent pas. Juste après les annonces, il faut choisir entre atermoiements, renoncements et défilades.

Quoi de plus dangereux quand le premier ministre affirme que nous sommes en guerre ?