Juillet et plus si affinités.

Ce mois de juillet apporte son lot de nouveautés, d’évolutions. Par exemple la hausse de certaines prestations sociales, la fin de l’installation des chaudières à fuel, la boîte noire obligatoire dans les voitures en construction.
 
Nous avons un gouvernement et Jean-Luc Melenchon n’est pas premier ministre, mais personne ne lui a dit, et nous avons le virus mutant qui se répand de manière agressif.
 
Mais savez-vous que c’est la fin de l’horloge parlante ?
 
Presque cent ans (en vérité 89) que l’horloge parlante donnait l’heure exacte, très exacte. Utilisée comme prétexte et  diversion, elle a servi à maintes reprises des scènes de cinéma. Films d’espionnage ou films d’amour.
Un moment de confidence intime dont l’horloge parlante recueillait l’émotion sans contredire son interlocuteur, égrenant de manière inéluctable les secondes et minutes, marquant le temps qui passe.
Désormais, l’heure nous appartient à partir des portables qui remplissent nos vies, une béquille sans laquelle nous tombons dans un monde qui n’existe plus.
Donc nos appels, avec la célèbre introduction « T’es où » partagent notre journal quotidien avec les sms illustrés des emoji fidèles témoins de l’instant.
Même les mots d’amour tapotés avec ardeur sur les écrans remplacent les déclarations enflammées. La révolution consiste à activer la fonction vocale grâce à laquelle le doux message enregistré peut être partagé entre amoureux.
Tant pis pour les regards, les silences de l’autre, la musique de la voix timide, hésitante, enjouée, qui répond à un soupir, une larme de bonheur ou de tristesse.
Le micro remplace l’oreille complice de l’horloge parlante, qui savait en garder le secret absolu, ce que ne garantit nullement le sms ou le message vocal qui peut être partagé  à l’envi.
Sans limite de temps, lesdits messages trop longs peuvent être écoutés en accélérés. Ce toujours pressé fait écho à la façon dont Charlie Chaplin s’appliquait accélérer le temps quitte à s’y perdre.
 
Le temps de l’été s’étirera pour en retrouver le plaisir, je vous souhaite de le savourer en restant vigilant,
Bonnes semaines à venir.
 

Chronique diffusée sur 47fm le 8 juillet 2022.